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Mise à jour de la date : 29-Mar-2017

Status: active

© 2017 IUF

Indonésie : l’embouteilleur de Coca-Cola déterminé à réprimer les syndicats indépendants

Coca-Cola Amatil, l’embouteilleur de Coca-Cola basé en Australie, viole systématiquement les droits fondamentaux pour tenter d’éradiquer les syndicats indépendants et démocratiques de ses opérations en Indonésie. De son côté, la direction générale de Coca-Cola aux États-Unis est parfaitement au courant de la situation, mais n’a pas jugé utile de prendre des mesures pour remédier à ces abus.

En mars 2015, les travailleurs/euses de Coca-Cola de la région de Djakarta-Cibitung dans l’ouest de l’île de Java ont entrepris de créer un syndicat indépendant, SBCCD, officiellement enregistré au mois de mai. La direction a réagi en harcelant les membres et en imposant des sanctions disciplinaires aux responsables. Le président du syndicat, Atra Narwanto a été suspendu – le prélude à son licenciement – le 30 juin, dans le cadre d’une action qui violait de manière flagrante les exigences juridiques fondamentales et le droit à une procédure équitable. En décembre 2015, l’Office du travail local a émis une recommandation en vue de sa réintégration immédiate, mais la direction de Coca-Cola n’a pas tenu compte de cette recommandation et a porté l’affaire devant une instance supérieure, le Tribunal du travail, en faisant appel aux services d’un cabinet juridique connu pour son hostilité envers les syndicats. Le Tribunal a statué en faveur d’un licenciement le 5 octobre 2016. La direction locale a rejeté les demandes du syndicat pour des négociations collectives et persiste à refuser que Narwanto assiste aux réunions direction/syndicat en dépit du fait qu’il est toujours le président élu du syndicat.

La direction de Coca-Cola Amatil a réagi avec la même brutalité lorsque les travailleurs/euses Coca-Cola de Bawen (centre de Java) ont commencé à former un syndicat indépendant, SBMCC, en novembre 2016. Le syndicat a été officiellement enregistré le 9 février 2017 et a tenu sa première assemblée générale le 18 février, élisant Lutfi Ariyanto comme président. Trois jours plus tard, Ariyanto était transféré à un autre poste, à 170 kilomètres de là. Et trois jours après son transfert, il a reçu une supposée seconde lettre d’avertissement, alors qu’il n’avait jamais eu connaissance d’une première lettre. Le 16 mars, il a été informé de son licenciement, qui prendra effet le 1er avril.

L’UITA est intervenue à de multiples reprises auprès de la direction de Coca-Cola Amatil et de la direction générale de Coca-Cola aux États-Unis pour qu’elles mettent fin à ces pratiques antisyndicales aussi flagrantes. Ni l’une, ni l’autre n’ont donné suite.

Coca-Cola Amatil est le seul embouteilleur des produits Coca-Cola en Australie, Nouvelle-Zélande, Indonésie, Papouasie Nouvelle-Guinée, Fidji et Samoa. Coca-Cola Amatil est détenue à hauteur de 29 pour cent par The Coca-Cola Company basée aux États-Unis qui lui accorde une licence d’exploitation de ses marques et lui fournit le concentré breveté. The Coca-Cola Company doit être tenue pour responsable de ce qui passe au sein du système Coca-Cola.

UTILISEZ LE FORMULAIRE CI-DESSOUS POUR ENVOYER UN MESSAGE à The Coca-Cola Company, lui demandant de prendre les mesures nécessaires pour garantir que les deux responsables syndicaux licenciés soient immédiatement réintégrés, que Coca-Cola Amatil cesse d’intimider et de harceler les responsables syndicaux et entame des négociations collectives de bonne foi avec les syndicats démocratiques et indépendants de ses opérations en Indonésie avec lesquels l’UITA coopère.

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To Brent Wilton, Global Director, Workplace Rights and Human Rights, The Coca-Cola Company

Dear Mr. Wilton

I am appalled to learn that management at Coca-Cola Amatil's Indonesian subsidiary is systematically victimizing the elected leaders of independent unions working with the IUF. In Cibitung, management unfairly dismissed union chairman Atra Narwanto and used the services of a notorious anti-union law firm to overturn the local Labour Office's recommendation for immediate reinstatement. Management has insisted on excluding Narwanto from union/management meetings despite the fact that he remains the elected chairman of the union. Management at Bawen reacted to the formation and legal registration of a new union in February 2016 by summarily transferring the elected chairman to a new workplace and then terminating his employment effective April 1. Management refuses to engage in good faith collective bargaining and insists that information on wage scales is 'confidential'. These policies make a mockery of the Coca-Cola Company's professed commitment to respecting human rights. I call on you to act to ensure that the two dismissed union leaders are reinstated and that management fully respects the rights of the members and officers of the independent unions working with the IUF at Indonesian Coca-Cola facilities and enters into good faith negotiations with them.

Yours sincerely
***********************
TRADUCTION :

A M. Brent Wilton, directeur monde des droits sur le lieu de travail, The Coca-Cola Company

Monsieur,

Je suis indigné/e d’apprendre que la direction de la filiale indonésienne de Coca-Cola Amatil harcèle systématiquement les dirigeants élus des syndicats indépendants avec lesquels coopère l’UITA. A Cibitung, la direction a injustement licencié Atra Narwanto, le président du syndicat et a eu recours aux services d’un cabinet juridique connu pour son hostilité envers les syndicats pour s’opposer à la recommandation de l’office du travail local favorable à sa réintégration immédiate. La direction persiste également à refuser que Narwanto assiste aux réunions direction/syndicat en dépit du fait qu’il est toujours le président élu du syndicat. A Bawen, la direction a réagi à la formation et à l’enregistrement légal d’un nouveau syndicat en février 2017 en transférant sans préavis le président élu à un nouveau poste et en l’informant de son licenciement qui prendra effet le 1er avril. La direction refuse d’entamer des négociations collectives de bonne foi et persiste à dire que les informations sur les barèmes salariaux sont « confidentielles ».
Ces actions tournent en dérision l’engagement déclaré de The Coca-Cola Company en faveur des droits humains. Je vous appelle à prendre les mesures nécessaires pour que les deux responsables syndicaux soient réintégrés et que les directions locales respectent pleinement les droits des membres et responsables des syndicats indépendants des opérations indonésiennes de Coca-Cola avec lesquels coopère l’UITA et entament des négociations de bonne foi avec ces syndicats.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération

Si vous ne souhaitez pas envoyer ce texte-ci mais composer votre propre message, veuillez s’il vous plait ouvrir votre boîte email et copier ces adresses dans la case « à » : bwilton@coca-cola.com
actions@iuf.org



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