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Mise à jour de la date : 20-Jan-2017

Status: active

© 2017 IUF

Égypte : le syndicat indépendant chez IFFCO en butte à des attaques

Les travailleurs de l’usine d’huiles alimentaires d’IFFCO à Suez, Égypte, luttent pour défendre leur syndicat indépendant. Lorsque les travailleurs se sont mis en grève dans le cadre d’un conflit lié aux salaires en décembre dernier, la société a déposé plainte auprès de la police contre 15 travailleurs, dont 9 membres du syndicat. Le 29 décembre, des policiers ont effectué une descente aux domiciles du président et du secrétaire général du syndicat et de quatre autres travailleurs. Et le 3 janvier, la police a pris l’usine d’assaut et arrêté 13 grévistes. Le 29 janvier, tous les travailleurs ont été acquittés par un tribunal de Suez du délit d’incitation à la grève, mais 17 d’entre eux, dont le président, le vice-président et le secrétaire général du syndicat se sont vus interdire de reprendre le travail.

Les attaques contre le syndicat IFFCO font suite à la dure répression exercée à l’encontre des chauffeurs d’autobus du Caire et des ouvriers des chantiers navals d’Alexandrie et de leurs syndicats. La Fédération égyptienne des syndicats (ETUF), contrôlée par l’État, est partie intégrante de l’appareil répressif. L’ETUF a dénoncé le syndicat indépendant et appelé la direction d’IFFCO à refuser de le reconnaître. De son côté, la société s’est servie de l’intervention de l’ETUF pour cesser de déduire les cotisations syndicales et poursuivre sa campagne antisyndicale.

Les travailleurs d’IFFCO ont besoin de votre soutien. UTILISER LE FORMULAIRE CI-DESSOUS POUR ENVOYER UN MESSAGE À LA SOCIÉTÉ ET AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ARABE D’ÉGYPTE (le message est en anglais suivi de la traduction en français). Il est plus urgent aujourd’hui que jamais de soutenir les travailleurs/euses en Égypte qui luttent pour préserver un espace d’organisation syndicale indépendante durement gagné lors du soulèvement démocratique qui a renversé Moubarak.

Votre nom: [obligatoire]
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Votre syndicat/organisation:
Pays:
Tapez votre message ici - ou utilisez simplement le message existant.

Mr. Shiraz Allana, Director, IFFCO Group
Cc Mr. Abdel Fattah Al Sisi, President of Egypt

Dear Mr. Allana,

I am outraged to learn that management of the IFFCO plant in Suez, Egypt has responded to efforts by the IFFCO Egypt Labour Union to negotiate a fair distribution of the wage adjustment by filing police reports against workers and union leaders and using the police and courts to attempt to destroy the union. On January 29 the workers were all acquitted in a Suez court of 'inciting' a strike, but 17 IFFCO workers including the union President, Vice-President and General Secretary are barred from returning to work.The right of all workers to form and join unions of their choice, to negotiate the terms and conditions of their employment and to engage in industrial action are universal human rights, protected in international human rights instruments. I urge you to swiftly act to ensure that management at the Suez factory drops all charges against the workers, union leaders and members, allows them to return to their jobs, engages in good faith negotiations on outstanding issues and fully respects the rights of the IFFCO Egypt Labour Union and its members and officers.

Yours sincerely


***************************

Traduction:

A : M. Shiraz Allana, directeur, groupe IFFCO
CC : M. Abdel Fattah al-Sissi, président de la République arabe d’Égypte

Monsieur Allana,

Je suis indigné/e d’apprendre que la direction de l’usine IFFCO de Suez, Égypte, a réagi aux tentatives faites par l’IFFCO Egypt Labour Union pour négocier une distribution équitable de l’ajustement des salaires en portant plainte auprès de la police contre des travailleurs et des responsables syndicaux et en utilisant la police et les tribunaux pour tenter de détruire le syndicat. Le 29 janvier, tous les travailleurs ont été acquittés par un tribunal de Suez du délit d’incitation à la grève, mais 17 d’entre eux, dont le président, le vice-président et le secrétaire général du syndicat se sont vus interdire de reprendre le travail. Le droit des travailleurs/euses à former et à adhérer au syndicat de leur choix, à négocier leurs conditions de travail et à mener des actions syndicales sont des droits humains universels, protégés par les instruments internationaux en matière de droits humains. Je vous appelle à agir incessamment pour garantir que la direction de l’usine de Suez abandonne toutes les poursuites à l’encontre des travailleurs, des membres et des responsables syndicaux, leur permette de reprendre le travail, entame des négociations de bonne foi sur les problèmes en cours et respecte pleinement les droits du syndicat de l’usine et de leurs membres et responsables.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération,

Si vous ne souhaitez pas envoyer ce texte-ci mais composer votre propre message, veuillez s’il vous plait ouvrir votre boîte email et copier ces adresses dans la case « à » : info@allana.com
actions@iuf.org
media.office8@op.gov.eg



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